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Historique

Entreprise dès 1247, la construction d'une léproserie à Jodoigne s'inscrivait dans le cadre des réalisations nouvelles incombant à la jeune ville qui avait acquis ses libertés communales au tout début du XIIIème siècle. Cette léproserie fut appelée «maladrerie» par croisement des termes «malade» et «ladrerie».

L'endroit choisi pour implanter cet établissement communal était situé à quelques encablures des remparts de la cité, le long de l'ancienne voie romaine - devenue grand chemin médiéval - qui reliait Jodoigne à Nivelles via, entre autres, Jodoigne-Souveraine et Mont-Saint-Guibert.

Ce site se trouvait à l'intersection de cette route importante avec un chemin conduisant à Lathuy, jadis emprunté par les pélerins allemands et hollandais qui se rendaient à Compostelle par la «Via Gallia Belgica».

A cet endroit précis, outre les chaumières avec jardin et pré clos destinées aux malades, une ferme fut érigée et donnée en location à un «censier» afin de procurer des revenus complémentaires à la ville et lui permettre de mieux remplir ses obligations vis-à-vis des lépreux.

De plus, conformément aux décisions du concile de Latran (1169), la ville était tenue d'ériger, à proximité de la léproserie et au profit des malades, une église et un cimetière. Un édifice religieux, consacré à Notre-Dame, fut donc bâti et achevé en 1248. Il était construit en pierres blanches de Gobertange et en quartzite de Dongelberg. Les années qui suivirent virent y séjourner un nombre relativement restreint de malades.

1920-400

Au cours des premières années du XVIème siècle, la léproserie primitive fut reconstruite sur un emplacement contigu. De 1595 à 1605, le sanctuaire fut également complètement rebâti. En effet, situé «hors les murs», les bâtiments de la Maladrerie furent fréquemment détruits et pillés au cours des nombreuses guerres qui se succédèrent.

On trouve encore trace de cette église sur la photographie d'un plan - probablement établi vers 1750 par l'arpenteur Simon-Joseph Charlot - dont l'original était conservé aux Archives de l'Etat à Mons, mais qui fut malheureusement détruit en 1940.

1950-400

L'église Notre-Dame de la Maladrerie fut entièrement rasée sous l'occupation française et la ferme, maintes fois remise en état, fit l'objet de restaurations structurelles profondes, notamment vers les années 1920 et 2005. Son utilisation en tant qu'exploitation agricole prit fin en 2004.